C'est une philosophie de vie basée sur un peu d'écologie, une forte envie de ne pas agrandir ce septième continent de plastique (de belles images ici), et un fort dégoût pour les ordures et ce qu'on en fait (un exemple parmi tant d'autres ici).

La grande papesse du zéro déchet est une française qui habite aux États-Unis prêt de San Francisco : Bea Johnson. Quand j'ai lu son livre (en fait je l'ai dévoré), je me suis dit que c'était vraiment extrémiste et que c'était surtout impossible à réaliser. Et puis ce livre a fait un sacré chemin dans ma tête. Il fait vraiment réfléchir sur notre société de consommation et j'ai commencé à vouloir changer mon mode de vie et de consommation. Étant enceinte, c'est devenu une de mes questions fondamentales du moment, tout comme ne pas abuser de produits chimiques, voire les éliminer. Ça c'est la slowcosmétique dont je vous parlerai plus tard.

Il y a cinq règles pour le zéro déchet : refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter.

On devrait les appliquer dans cet ordre. Mais bizarrement, ma priorité à été de trouver comment composter mes déchets végétaux, avant les 4 autres. C'est ce qui me semblait le plus compliqué habitant dans une grande ville. J'ai donc téléphoné à ma mairie pour connaître les solutions envisagées. Il y avait bien le lombric composteur à mettre dans sa cuisine mais j'avais des doutes quant à l'acceptation familiale. Il était évident que ma Copro de vieux n'aurait absolument pas accepté un composteur sur la pelouse, a côté de leurs petites fleur' fleurs. Et puis la solution était beaucoup plus simple que ça. En effet, une partie de mon immeuble abrite une communauté religieuse. Elles ont tous l'arrière de l'immeuble et un petit jardin dans lequel elles ont installé un composteur collectif. Quelle chance ! La mairie m'a fourni un bio-sceau et je peux aller vider mes déchets organiques mà-bas quand je le souhaite. Avec trois semaines de recul, il faut le faire toutes les semaines parce que il y a quand même une petite odeur à chaque ouverture de la boîte. C'est à ce moment-là qu'on se rend compte de l'importance et de la quantité de nos déchets organiques. Je suis très content d'avoir trouvé cette solution d'autant qu'avec le zéro déchet notre consommation de fruits et légumes va augmenter.

Revenant aux autres règles du zéro déchet :

- Refuser ce dont nous n'avons pas besoin. On n'amène pas de l'extérieur ce qu'on va devoir jeter à l'intérieur de chez nous : articles en plastique à usage unique, cadeaux gratuits, publicité, mais aussi sacs plastiques et contenants alimentaires. C'est ce qui est le plus difficile à refuser pour moi. Non pas les sacs plastiques qui sont plutôt facile à refuser. Il suffit d'avoir un cabas et tous les commerçants comprennent. Je n'arrive pas à passer à l'étape d'apporter ses propres bocaux au marché par exemple. J'ai une boîte (en plastique) pour le fromage. La première fois le fromager a été surpris, mais maintenant ça va. Pour les fruits, aucun problème, surtout si l'étale est bio. Par contre je n'y arrive pas ni pour la viande, ni pour le poulet. Au magasin bio, j'amène mes sacs. J'en ai même fabriqué quelques uns pour le vrac (pâtes, riz, flocon d'avoine, etc.).
Travail sur le refus en cours....

- Réduire est l'étape la plus difficile. Elle implique un grand tri à la maison pour se séparer de ce dont on n'a pas besoin. Pour chaque objet on se demande si on n'en a vraiment besoin ou si on l'utilise souvent. Si oui, on le garde, si non, on le mets dans un carton à donner ou à vendre. Si on a des doutes, on le mets dans un carton de transition, un carton qu'on a le droit de rouvrir.
J'ai déjà trié ma salle de bain. La moitié de mon tiroir est parti à la poubelle (et oui, je n'allais pas donner des produits trop vieux ou trop plein de cochonneries). J'ai aussi trié mon tiroir à bijou pour n'en garder que quelques uns. Ils se retrouveront sur le stand d'une future brocante.
Pour la cuisine, c'est plus difficile. J'ai décidé de ne rien jeter, mais je vider et de ne plus racheter. La transition sera plus douce. Je remplace petit à petit mes produits emballés par des bocaux. Pour les doublons d'ustensiles, j'ai tout mis dans un carton à la cave, tout simplement car nous avons un projet de maison de campagne.
Le reste de la maison est en attente...
La prochaine étape est de suivre le défi désencombrement de @zerowastemilf sur IG. J'ai voulu commencer en novembre, mais pas encore prête, et trop "grosse", et envie de rien pour cette fin de grossesse... J'ai déjà trouver un carton et commencer à le remplir. Pour les jours suivants, ça demande un peu trop pour moi en ce moment.

C'est vrai que ça simplifie la vie mais qu'est-ce que cette étape est difficile ! Peut-être faut-il que je me prépare encore un peu psychologiquement et surtout que je prépare ma famille. Il faut savoir aussi que ma famille (mes parents et grand parents qui ont fait la guerre et étaient plutôt du genre accumulateur pour le cas où) est plutôt conservatrice et mon conjoint également (héritage familiale aussi), alors cette étape est psychologiquement difficile, mais je ne doute pas d'y arriver... J'espère que ce petit challenge va m'aider.

- Réutiliser.
Je vois surtout ici le moyen de bannir les produits jetables et de se servir de produits réutilisables, comme :
• Utiliser des serviettes en tissu à la place de serviettes en papier ou d'essuie-tout. Pour cela, je pense que je vais teindre des langes de bébé que j'ai en quantité et en faire des serviettes de table.
• De ne plus se servir de bouteille plastique et de privilégier la carafe et l'eau filtré du robinet.
• De ne plus utiliser de coton jetable et de fabriquer mes propres lingettes réutilisables et lavables, autant pour moi et le maquillage que pour le bébé à venir.
• Utiliser une cafetière à piston plutôt que ma machine et composter le marre de café. Bon je ne bois pas de café, c'est une des résolutions que je prendrai bébé sera là.
• Utiliser des lingettes microfibres pour faire le ménage, au lieu d'essuie-tout. J'en ai plusieurs et une couleur est dédiée par pièce. Je me rends même compte que la lingette et plus efficace que l'éponge quand il s'agit de nettoyer le plan travail de la cuisine : quelle bonne nouvelle ! Et dès qu'elle est sale, hop, à la machine. Et le vinaigre blanc, une découverte absolument essentielle !
• Cet été, j'ai perdu la gourde de mon fils. Il faut absolument que j'en trouve une autre, pour lui mais aussi pour nous.
• Je cherche aussi des pailles en inox car il adore boire à la paille sa soupe ou son chocolat.
Il me reste encore à bannir les mouchoirs en papier mais ça c'est très difficile...

- Recycler :
L'étape de la poubelle de recyclage est acquise chez nous, ouf, un travail en moins !

Finalement, heureusement que j'ai adopté les étapes quatre et cinq avant la deux sinon je ne serai jamais là où j'en suis...

Ce n'est pas encore l'heure du bilan mais je peux d'ores et déjà dire que notre poubelle est plus légère. On compte un sceau de bio-déchets par semaine et un sac (type sac de marché) pour la poubelle par semaine. Quant à la poubelle de tri, elle ne se désemplit pas mais c'est aussi lié au désencombrement et à la quantité de lait que nous buvons.

Je ne sais pas si un jour j'arriverai à être minimaliste, mais c'est vrai que j'aime l'idée de me simplifier la vie. Je n'ai jamais été une grosse consommatrice (sauf pour la couture je dois bien l'avouer) alors ne plus aller en supermarché ne me dérange pas. Le plus grand sacrifice que je fais et d'aller faire les courses. Avant je me faisais livrer et on ne mangeait pas beaucoup de produits frais. Maintenant je vais au magasin bio je fais le plein de frais, on va au marché pour la viande et la volaille car le boucher de proximité est vraiment trop cher, je fais les yaourts et je fabrique mes produits ménagers et ma cosmétique (là je débute aussi). Et surtout, le plus grand changement, je cuisine tous les jours (sauf le week-end, monsieur prend le relais).
Il reste que je n'arrive pas à me délivrer de Picard. C'est une habitude que j'ai prise à la naissance de mon fils pour les légumes bio surgelés et surtout portionable donc sans gâchis.

Et pour la couture et les loisirs créatifs, allez-vous me demander... Et bien j'ai du stock, beaucoup de stock ! Alors quand je recommencerai sérieusement à coudre, j'ai des tissus et des patrons d'avance ! Et si au fur et à mesure du temps je me rends compte que je n'ai pas l'utilité de certains d'entre eux, je les vendrai.... Et ensuite, on verra...

Vous savez tout sur ma révolution au quotidien... Certe, je ne pense pas atteindre le zéro dechet, mais je tends vers une reduction importante de ces derniers. Et pour ceux qui pensent que c'est une goutte d'eau dans l'océan, peut-être ! Mais la pluie est faite de millier de gouttes d'eau... et à la fin, ça mouille quand même !